« 2007-06 | Page d'accueil | 2007-08 »

27.07.2007

25ème anniversaire de la dépénalisation par l'assemblée nationale de l'homosexualité

Adoptée à l'assemblée le 27 juillet 1982, la loi du 4 août 1982 a supprimé la répression légale des gays via une majorité sexuelle identique entre hétéros et homos jusque là poursuivis pour «actes impudiques ou contre nature»...
La jeune génération voit dans la loi sur le Pacs le symbole républicain de la reconnaissance des couples gays et celui de la fin relative des discriminations légales envers les homosexuels là où il y à 25 ans, jour pour jour, et à la faveur de l'arrivée au pouvoir de la gauche encore, une loi à la genèse toute aussi difficile à dépénaliser l'homosexualité.

Retour sur l'histoire. Alors que le code pénal de 1791 issu de la révolution avait abandonné le crime de sodomie entre adultes consentants, celui napoléonien de 1810 tout en reprenant cette liberté reprenait également une différenciation selon l'âge : la majorité sexuelle est fixée à 15 ans pour les hétérosexuels et à 18 pour les homosexuels. En 1942, le régime de Vichy réprime fortement les relations homosexuelles en modifiant l'alinéa 1 de l'article 334 du code pénal : «Sera puni d'emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 2 000 FF à 6 000 FF : Quiconque aura soit pour satisfaire les passions d'autrui, excité, favorisé ou facilité habituellement la débauche ou la corruption de la jeunesse de l'un ou de l'autre sexe au dessous de 21 ans, soit pour satisfaire ses propres passions, commis un ou plusieurs actes impudiques ou contre nature avec un mineur de son sexe âgé de moins de vingt et un ans.» La libération ne viendra pas supprimer cette discrimination, l'ordonnance du 8 février 1945 réprimant encore tout acte «impudique ou contre nature» (alinéa 3 de l'art.331) entre personnes de même sexe uniquement et de moins de 21 ans. En 1978, Henri Caillavet, sénateur du Lot-et-Garonne, déposa une proposition de loi visant à supprimer l'alinéa 2 de l'article 330 (instauré par la loi du 25 novembre 1960 qui double la peine minimum pour outrage public à la pudeur dans le cas de rapports homosexuels, supprimé qu'en 1980) et l'alinéa 3 de l'article 331 du code pénal. L'assemblée Nationale rejeta cette proposition du sénat et ce n'est que plus tard la même année que les relations sexuelles librement consenties entre personnes mineurs de même sexe et de moins de 21 ans sont dépénalisées.

L'arrivée au pouvoir de François Mitterrand en 1981 changea la donne concernant la répression institutionnelle et légale des homosexuels. Une circulaire du 11 juin 1981 du ministère de l'intérieur à la hiérarchie policière interdira «le fichage des homosexuels, les discriminations et à plus forte raison, les suspicions antihomosexuelles» et le ministère de l'intérieur met fin au «Groupe de contrôle homosexuel» en charge de ce fichage.

C'est donc le 27 juillet 1982 après de longs débats, discussions et désaccords entre le Sénat et l'Assemblée nationale que cette dernière adopte une proposition de loi, soutenue notamment par Gisèle Halimi, rapporteuse, et le député Raymond Forni, et défendue par Robert Badinter, alors Garde des Sceaux du gouvernement Mauroy, abrogeant définitivement les restrictions introduites en 1942 et confirmées en 1945. L'alinéa 2 de l'article 331 du Code Pénal est supprimé, la majorité sexuelle passe à 15 ans pour tous. Plus tard la même année, sera également mis fin à des dispositions faisant référence aux «moeurs» et qui amenaient des bailleurs à exclure des locataires gays ou bien encore empêchaient d'accès ou excluaient de la fonction publique des homosexuelLEs.

Dans une intervention à l'Assemblée Nationale le 20 décembre 1981, Robert Badinter souligne par son talent oral les enjeux liés à cette dépénalisation : «L'Assemblée sait quel type de société, toujours marquée par l'arbitraire, l'intolérance, le fanatisme ou le racisme a constamment pratiqué la chasse à l'homosexualité. Cette discrimination et cette répression sont incompatible avec les principes d'un grand pays de liberté comme le nôtre. Il n'est que temps de prendre conscience de tout ce que la France doit aux homosexuels comme à tous ses autres citoyens dans tant de domaines.». Le même poursuit et conclut par un paragraphe tout aussi symboliquement juste : «La discrimination, la flétrissure qu'implique à leur égard l'existence d'une infraction particulière d'homosexualité les atteint - nous atteint tous - à travers une loi qui exprime l'idéologie, la pesanteur d'une époque odieuse de notre histoire. Le moment est venu, pour l'Assemblée, d'en finir avec ces discriminations comme avec toutes les autres qui subsistent encore dans notre société, car elles sont indignes de la France».

C'est la même année, le 12 juin 1981, que l'homosexualité ne figure plus dans la liste des maladies mentales en France. Au niveau International, l'OMS ne fera de même que dans les années 1990.

A ce jour, il y a encore 80 pays, dans le monde, qui considèrent l'homosexualité comme un crime et pénalise les relations homosexuelles allant jusqu'à la peine capitale. Dans encore plus de pays la répression sociale et religieuse perdure et aucun pays au monde n'est épargné par l'homophobie.

Le comité IDAHO, en charge de la coordination de la Journée Mondiale de lutte contre l'Homophobie a lancé un appel à la dépénalisation universelle de l'Homosexualité avec, notamment, parmi ses partisans celui de Robert Badinter.

EN SAVOIR PLUS

Le fac-similé du Journal Officiel du 5 août 1982 avec la loi adoptée : Ici.

Le site du comité Idaho : www.idahomophobia.org .

(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

France (Réaction officielle de la France concernant les condamnés iraniens) ...

... Paris (Manifestation samedi en soutien aux iraniens condamnés) - Usa (Un fichier des séropositifs au nom de la lutte contre le terrorisme ?)
France - Réaction officielle de la France concernant les condamnés iraniens : Le ministère des Affaires étrangères a officiellement réagit lors d'un point presse hier aux pendaisons commises par le régime iranien ces derniers jours alors que certaiens étaient avancées au motif de l'homosexualité des condamnés et que d'autres doivent alors lieu. «La France, qui, comme ses partenaires européens, s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances et en tous lieux, condamne l'exécution de douze citoyens iraniens survenue le 22 juillet» indique le ministère qui annonce la convocation par Rama Yade du chargé d'affaires iranien ce même jour à qui il a été indiqué la position de la France : opposition à la peine de mort en toutes circonstances, engagement en faveur de son abolition universelle, attachement au respect, par les autorités iraniennes, de leur moratoire de 2002 sur les lapidations, appel à ce qu'aucune autre condamnation à la lapidation ne soit exécutée. Un bémol, le ministère n'a pas évoqué les conditions de vie des homosexuels en Iran, limitant son intervention à l'opposition à la peine de mort. «Nous attendons désormais que Paris continue à faire pression sur Téhéran et demande en particulier des explications sur les 17 personnes encore menacées de pendaison en Iran. Nous les tenons responsables du sort futur de ces Iraniens menacés de mort» indique Act Up dans un communiqué et déplore également «le silence officiel de la France sur la situation d'un gay iranien de 21 ans en instance d'expulsion de France vers l'Iran, ce qui le condamnerait à une mort certaine. Nous exigeons que sa demande d'asile lui soit accordée et qu'il soit libéré au plus vite» concluent les militants. En savoir plus : www.actupparis.org.

Paris - Manifestation samedi en soutien aux iraniens condamnés : Tjenbé Rèd, Mouvement civique pour l'action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT en France ultramarine & hexagonale, appelle à manifester ce samedi à 11 heures, à Paris, contre les pendaisons d'homosexuels en Iran. «De tels assassinats judiciaires se sont depuis reproduits dans cette république islamique, notamment dimanche dernier, où douze hommes ont été pendus» rappelle la jeune association alors que 17 personnes seraient encore sur le point d'être pendues. Pour tenter de les sauver, TaPaGeS appelle à manifester devant le palais des Droits de l'Homme, allée des Droits de l'Homme à Strasbourg, derrière le bâtiment du Conseil de l'Europe, ce samedi 28 juillet à 11 heures. EN écho, Tjenbé Rèd organise ce samedi 28 juillet, à 11 heures, en solidarité avec TaPaGeS et avec les personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) d'Iran un rassemblement dans le calme et la dignité sur le parvis des Droits de l'Homme à Paris (Trocadéro) - aux abords de l'ambassade d'Iran. «Nous tenterons ensuite de remettre une lettre de protestation à l'ambassadeur d'Iran en France» conclut l'association. Plus d'infos sur : www.tjenbered.fr.

Usa - Un fichier des séropositifs au nom de la lutte contre le terrorisme ?: Dans un communiqué, Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) s'alarme du projet qui va être approuvé par la Commission européenne sur la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme entre les Etats-Unis et l'Union européenne. «Ce projet prévoit de permettre l'accès aux autorités américaines à certaines données privées des passagers des compagnies aériennes venant de l'Union européenne - ces données pouvant être conservées durant 15 ans -. Les données concernées sont nombreuses : origine ethnique, opinions politiques et religieuses mais également des informations sur la vie sexuelle et sur la santé de la personne» indique l'association très active sur le sujet des atteintes à la liberté de circulation des séropositifs. «Déjà très critiqué par le Parlement européen et le superviseur européen de la protection des données qui ont mis en doute sa compatibilité avec les droits européens et l'ont jugé bien trop imprécis, ce projet est une réelle menace pour les personnes touchées par le VIH/sida» estime encore ELCS. Les Etats-Unis font toujours partie des 13 pays dans le monde qui refusent de façon totalement discriminatoire l'entrée sur leur territoire aux personnes touchées par le VIH/sida, alors que la Maison Blanche annonçait en marge de la dernière Journée Mondiale de lutte contre le Sida qu'elle reviendrait sur sa position. Plus d'infos sur http://www.elcs.fr.

(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

26.07.2007

France (Un guide de AIDES et ELCS sur les restrictions de circulation des séropositifs dans le monde) ...

... Irlande (Le partenariat civil britannique s'exporte dans la République d'Irlande) - Nice (Non à la condamnation des clients des prostituéEs niçoisES)
France - Un guide de AIDES et ELCS sur les restrictions de circulation des séropositifs dans le monde : «Le séropositif n'est ni un criminel ni une menace à l'ordre public !» annoncent en prélude à l'annonce de la publication d'un guide sur les restrictions de circulation des séropositifs dans le monde les associations Aides et Elus Locaux Contre le Sida (ELCS). Elles rappellent que dans près de la moitié des états membres de l'ONU, des mesures discriminatoires à l'encontre de la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida sont appliquées. Dans 13 pays dont les Etats-Unis et la Russie, les séropositifs sont soumis à une interdiction d'entrée sur le territoire national, même pour un court séjour touristique. «Cette situation est intolérable Ces mesures ont d'ailleurs été plusieurs fois condamnées par l'ONUSIDA qui les jugent inefficaces aussi bien sur le plan économique qu'au niveau de la protection de la santé publique. Cette situation nous oblige tous - militants associatifs, soignants, chercheurs, medias - à nous mobiliser» alors que cette période estivale, normalement propice aux déplacements transnationaux, rend ces discriminations intolérables. Ainsi, afin d'informer les malades mais aussi afin de dénoncer auprès du grand public ces terribles discriminations, AIDES et ELCS publient la version française du guide sur les restrictions à la liberté de circulation des séropositifs dans le monde. Ce document, qui recense les législations de 170 pays à travers le monde, est librement consultable et téléchargeable sur les sites http://www.aides.org et http://www.elcs.fr. «AIDES et ELCS rappellent avec force qu'être séropositif ne peut être considéré comme une menace et il n'y a aucune raison pour apporter des restrictions à la libre circulation d'une personne séropositive. Il est insupportable de devoir mentir et de risquer d'être refoulé aux frontières de ces pays au seul motif que l'on est porteur d'une maladie, certes transmissible, mais non contagieuse» concluent les associations.

Irlande - Le partenariat civil britannique s'exporte dans la République d'Irlande : Le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, a annoncé mercredi que la République d'Irlande allait se doter d'une législation égalitaire à l'attention des couples homosexuels. Sur le modèle britannique du Partenariat civil, l'Irlande confèrerait ainsi aux couples gays la possibilité d'obtenir les mêmes droits et avantages que ceux octroyés aux couples mariés sans toutefois que l'usage du patronyme du partenaire puisse être obtenu. Si le calendrier n'est pas précisé, le chef de gouvernement s'est engagé à une modification législative rapide alors même que la Cour suprême irlandaise doit se pencher sur la demande d'un couple lesbien marié au Canada qui réclame la reconnaissance de leur union sur le territoire national. En première instance, les demanderesses avaient été déboutées de leur demande. Concernant la reconnaissance légale des couples homosexuels, deux commissions gouvernementales avaient recommandé la création de partenariats civils mais sans plusieurs droits associés au mariage, dont le droit à l'adoption. Dans un sondage récent, 84% des personnes interrogées se déclaraient favorables à une reconnaissance légale des couples gays, le chiffre tombant à 53% pour une ouverture du mariage civil à ces mêmes couples.

Nice - Non à la condamnation des clients des prostituéEs niçoisES : Dans un communiqué, l'association activiste Les Putes rapporte que le Procureur Général de Nice, Eric de Montgolfier, a décidé de condamner les clients des travailleuses du sexe pour «racolage passif», en demandant à ce que ceux-ci soient placés en garde à vue. Il entend lutter contre la «demande» afin d'enrayer les «problèmes sanitaires significatifs» que pose la prostitution dans sa ville, en créant un précédent juridique par l'extension de l'article L50 de la loi sur la sécurité Intérieure. «En effet, si cette démarche aboutit, prostitué-e-s et clients risqueront des condamnations allant jusqu'à deux mois de prison ferme et 3750 euros d'amende. Nous n'entendons pas laisser faire de telles choses» déclare l'association pour qui depuis l'entrée en vigueur de la LSI, «nos conditions de vies se sont déjà énormément dégradées. Eric de Montgolfier parle de problèmes sanitaires significatifs, or, il ignore qu'avec la politique qu'il mène, il contraindra les travailleuses du sexe à se replier dans des endroits où elles seront invisibles pour les associations de lutte contre le Vih qui mènent une action de terrain en distribuant des préservatifs (notre outil de travail essentiel)». «Plutôt que de nous condamner en pénalisant nos clients, il serait temps que la voix des putes soit enfin entendue. Nous ne tolérons plus que l'on parle à notre place» avancent-elles encore. Elles réclament un véritable statut juridique et professionnel et ne plus être stigmatisé comme un vecteur de problèmes sanitaires significatifs. Plus d'infos sur : www.lesputes.org.

(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

Exécutions de gay iraniens : la France et l'exécutif interpellés

Zap d'Act Up contre le Quai d'Orsay, Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner interpellés, manifestation à Strasbourg programmée et crainte qu'un gay iranien sans papier soit expulsé...
Après l'exécution de 16 hommes ces derniers jours en Iran et alors que Téhéran avançait initialement l'homosexualité de certains pour justifier l'application de la peine capitale, la mobilisation associative en France s'organise pour que les autorités politiques agissent concernant les 17 autres personnes qui risquent d'être également pendues ces prochains jours.

Ainsi, Act Up Paris a organisé ce mercredi 25 juillet un zap téléphonique du cabinet du ministère des Affaires Etrangères «pour exiger de la France qu'elle condamne la pendaison en Iran le 22 juillet dernier de seize hommes accusés de divers crimes dont la sodomie ou des comportements jugés «immoraux».

Suite à cette action, le directeur de cabinet de Bernard Kouchner a demandé une note à ses services afin de déterminer «la réaction appropriée de la France dans cette affaire» rapporte l'association alors que les exécutions étaient annoncées depuis le 10 juillet. Le ministère s'est depuis engagé à condamner ces pendaisons, au cours d'un point presse qui doit se dérouler ce matin même.

Pour Emmanuel Château, président d'Act Up-Paris : «par son silence, la France s'est rendue complice de ces assassinats. Faute d'une réaction rapide de la diplomatie française, 17 autres personnes risquent d'être pendues en Iran à leur tour». Les activistes du réseau Spartakus rapportent ce jour que le procureur en chef Saiid Mortazavi de Téhéran a annoncé que l'exécution par pendaison de 17 personnes «socialement dangereuses» est imminente alors que la plupart font les frais de rivalités politiques ou idéologiques.

«La peine de mort est un scandale. Et le silence des diplomaties européennes est écoeurant. Abject. Abominable» avance pour sa part l'association strasbourgeoise TaPaGeS qui organise ce samedi 28 juillet à 11 h, devant le Palais des Droits de l'Homme (derrière le Conseil de l'Europe) une manifestation de protestation et de soutien aux condamnés.

Si le silence de l'exécutif français et européen est condamné, les autorités françaises sont également interpellées sur le sort d'un gay iranien de 21 ans, à Paris en situation irrégulière depuis un an et demi, et qui serait menacé d'expulsion par les autorités françaises selon des faits rapportés par plusieurs associations. Si le cas d'Hamid (prénom modifié) est à prendre avec d'extrêmes précautions, faute pour l'heure d'avoir pu avoir une confirmation officielle de ce cas, il serait extrêmement préoccupant s'il était avéré. Hamid serait pour l'heure en centre de rétention à Versailles jusqu'à l'examen de sa demande d'asile et les associations avancent que les autorités françaises «négocient son expulsion avec l'ambassade d'Iran» et alors même qu'il aurait fui l'Iran en raison de son orientation sexuelle.

«Alors que des homosexuels sont régulièrement exécutés en Iran du fait de leur orientation sexuelle, la France se rendrait coupable de complicité d'assassinat en renvoyant ce garçon dans son pays d'origine» estime Act Up.

Les associations réclament la condamnation officielle par Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner des exécutions, conformément à la «diplomatie des droits de l'homme» du nouveau gouvernement. Elle souhaitent également que le gouvernement français obtienne de Téhéran des informations sur l'identité des 17 autres condamnés menacés d'exécution, ainsi que les accusations pour lesquelles chacun d'entre eux a été arrêté. Outre le voeu pieux de la fin des discriminations et pénalisations homophobes en Iran, elles réclament finalement que la France applique le droit d'asile aux personnes menacées et/ou persécutées dans leur pays d'origine en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre.

Concernant le cas d'Hamid, les associations relaient également une lettre-type à adresser à l'association IRanian Queer Organisation (IRQO), coordinatrice de cette action.

EN SAVOIR PLUS

Nos articles liés au sujet :
- Iran : 16 pendaisons sans avancer le motif d'une homosexualité des condamnés.
- Mobilisation contre la répression des homosexuels iraniens.

Le site Iran Resist : http://www.iran-resist.org/article3647.

Le site de TaPaGeS : http://www.tapages67.org/.

L'association IRanian Queer Organisation (IRQO) : http://www.irqo.net/IRQO/English/pages/075.htm.

Le site de Spartakus : http://spartakism.wordpress.com/tag/iran/.

Vidéo, avant leur pendaison, de 12 hommes de la prison de Evin à Téhéran




(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

25.07.2007

Espagne (Un juge demande à une mère lesbienne de choisir entre compagne et enfants) ...

... Paris (Groupes de paroles cet été au Kiosque et à Paris plage) - Paris (Concours pour un nouveau logo pour un nouveau Centre LGBT Paris IDF)
Espagne - Un juge demande à une mère lesbienne de choisir entre compagne et enfants : Un juge de Murcie (sud-est de l'Espagne) a demandé à une mère lesbienne de «choisir entre ses filles et sa compagne». Dans le jugement repris en partie par le quotidien espagnol El Pais, le juge avance pour motiver de retrait de la garde des deux filles que «L'environnement homosexuel nuit aux mineurs et augmente sensiblement le risque pour eux d'être également homosexuels» et de manière générale que «Les enfants ont droit à un père et à un mère et non à deux mères et à deux pères. Les spécialistes les plus prestigieux le disent. Et il ne faut même pas être spécialiste: le sens commun suffit. L'homme et la femme sont complémentaires, deux femmes et deux hommes non». Le Parti Socialiste au pouvoir, grand artisan des réformes pro LGBT, a réagi en condamnant fermement une décision jugée «inadmissible» et «inconstitutionnelle» car discriminatoire et a réclamé une procédure disciplinaire à l'encontre du magistrat.

Paris - Groupes de paroles cet été au Kiosque et à Paris plage : Le Kiosque Info Sida Toxicomanie est une association de prévention et de lutte contre le sida à l'esprit résolument ouvert, relais du corps médical, institutionnel et associatif. Dans le cadre de ses actions d'été, le Kiosque propose plusieurs groupes de parole au Kiosque, 36 rue Geoffroy L'asnier Paris 4ème, avec participation anonyme, gratuite, sur inscription au 01 44 78 00 00 : Groupe de parole "sérodifférence au sein du couple" (Jeudi 26 juillet 2007 de 20h à 22h), Groupe de parole "Homosexuel(le)s séronégatif(ve)s : vivre sa sexualité dans le contexte de l'épidémie de VIH " (Mardi 07 août 2007 de 20h à 22h), Groupe de parole "Homosexuel(le)s séronégatif(ve)s : vivre sa sexualité dans le contexte de l'épidémie de VIH " (Mardi 21 août 2007 de 20h à 22h), Groupe de parole "Annonce de séropositivité au VIH " (Mercredi 22 août 2007 de 20h à 22h), Groupe de parole "sérodifférence au sein du couple". Egalement, dans le cadre de l'opération Paris Plages, Paris protège et avec le soutien de la Ville de Paris, Le Kiosque coordonne une cabine de prévention santé interassociative, située sous le Pont-Marie côté Seine. Vous pourrez y rencontrer, du vendredi 20 juillet au dimanche 19 août inclus de 17h à 22h (23h le week end) des professionnels de santé afin d'aborder toutes questions liées au(x) VIH, IST, Toxicomanies dépendances, et Prévention solaire. Plus d'infos sur www.lekiosque.org.

Paris - Concours pour un nouveau logo pour un nouveau Centre LGBT Paris IDF : Le Centre Lesbien Gai Bi et Trans. de Paris Ile-de-France emménagera dans les nouveaux locaux du quartier Beaubourg, en février 2008. «Nous souhaitons à cette occasion adopter de nouveaux logo et charte graphique qui illustreront le renouveau d'une association attachée à ses valeurs mais impatiente de se développer pour mieux accueillir le public et les associations LGBT franciliennes» indique le Centre dans un communiqué. Le projet est décrit dans un document téléchargeable sur le site Internet du Centre www.cglparis.org, «Projet pour un nouveau CGL». Le Centre vous remercie d'adresser vos projets au plus tard le 15 octobre 2008, à contact@cglparis.org avec pour objet : concours nouveau logo.

(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

Iran : 16 pendaisons sans avancer le motif d'une homosexualité des condamnés

«Trop pédé, trop iranien : pas terrible pour s'émouvoir» avance TaPaGes qui dénonce le silence diplomatique européen et une quasi indifférence générale...
Alors que le funeste anniversaire de la pendaison publique de deux jeunes iraniens assassinés par le régime des mollahs a eu lieu le 19 juillet dernier, 16 pendaisons publiques ont eu lieu ces derniers jours en Iran, dont certaines avaient été originairement motivées par l'homosexualité, réelle, supposée, fantasmée ou de circonstance, des condamnés.

Le site d'information d'opposants iraniens Iran Resist avance ainsi que «Le procureur Saïd Mortazavi a triomphalement annoncé la pendaison de «16 des plus célèbres voyous de Téhéran». 12 d'entre eux ont été pendus ce dimanche à l'aube à l'intérieur de la prison d'Evin et 4 autres avaient été exécutés la semaine dernière. Il s'agit des personnes dont le porte-parole du système judiciaire avait la semaine dernière annoncé la prochaine pendaison».

Dans un relatif silence général, seules des agences de presse, médias communautaires et associations identitaires ont réagi pour l'heure, le mutisme des autorités diplomatiques française et européenne est également dénoncé. Pour l'association activiste strasbourgeoise TaPaGeS, «Ce que l'on sait, de manière sûre, c'est notre nausée et notre colère devant le silence des diplomaties européennes, devant l'indifférence générale. Trop pédé, trop iranien : pas terrible pour s'émouvoir». Au-delà de la condamnation de la peine de mort dans son principe même, les militantEs LGBT appellent à plus de mobilisation dans ce genre de cas et «Cette solidarité doit imposer le rapport de force nécessaire pour que nos États daignent enfin réagir (et cela inclut aussi le droit d'asile pour toutE transpédégouine menacéE qui en fait la demande)» estiment-ils encore.

Le régime iranien avançait pour 6 des condamnés à mort l'homosexualité comme cause de la sentence. Ce ne serait plus le cas souligne toujours Iran Resist : « on évoque des charges comme enlèvements, viols et trafic de drogue, mais il n'est plus question de sodomie (mot qui désigne l'homosexualité)», «Cette modification sera suivie d'un grand soulagement chez les journalistes français qui se verront exemptés de la corvée de protestation contre leur pendaison». Rassurons les, cela ne nous soulage en rien pas plus qu'Iran Resist ne sera soulagé de devoir continuer à défendre la condition des minorités sexuelles en Iran.

Pour les opposants, tous les condamnés sont innocents des délits qui leurs sont imputés : «il s'agit de jeunes qui ont été tirés du lit par des miliciens cagoulés armés de matraques, de mitraillettes et de sabres ! Ils avaient alors été rudement molestés avant d'être embarqués, et toute l'opération avait été filmée de A à Z par des cameramen suivant pas à pas les hommes armés de sabre. De nombreux iraniens pensent que les jeunes appréhendés et finalement pendus n'étaient pas des criminels, mais des jeunes charismatiques des quartiers populaires qui tenaient tête aux véritables voyous que sont les miliciens du régime (Pasdaran ou Bassidjis)».

Selon les informations recueillies par Têtu, 17 personnes seraient encore sur le point d'être pendues. On ne sait pas si Nicolas Sarkozy France enverra un émissaire personnel comme cela a été le cas pour les infirmières bulgares et le médecin palestinien condamnés en Lybie.

EN SAVOIR PLUS

Mobilisation contre la répression des homosexuels iraniens.

Le site Iran Resist : www.iran-resist.org.

Le site de TaPaGeS : www.tapages67.org.

L'International Gay and Lesbian Human Rights Commission : www.iglhrc.org.

Le site de spartakus : http://spartakism.wordpress.com/tag/iran/.

Film de court-métrage réalisé par Hervé Joseph Lebrun pour "Idôles et icônes", "Festival du Film Gay et Lesbien de Paris", 2007. D'après "Le condamné à mort" de Jean Genet. Chant : Étienne Daho.

Le condamné à mort de Téhéran
envoyé par Herve_Joseph_Lebrun

(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

«Pour l'Elysée, y a-t-il de bons et de mauvais malades du sida ?» s'interroge Act Up

L'intervention de la France pour la libération des infirmières bulgares donne l'occasion à Act Up d'interpeller la présidence, via une lettre ouverte, sur le cas des malades du sida expulsés du territoire national...
Dans une lettre ouverte adressée à Nicolas Sarkozy, l'association de lutte contre le sida, Act Up Paris, interpelle la présidence suite au rôle de la France dans la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien condamnés à mort en Lybie et alors que les expulsions de malades du sida continuent en France.

Pour les militantEs, la libération des infirmières bulgares et «la sollicitude manifestée par la France envers les enfants libyens de Bengazi» est parfaitement louable, comme les déclarations de Nicolas Sarkozy et de son épouse relatives aux victimes lybiennes et leurs familles. «Mais en tant qu'association de malades, au regard de la politique que vous menez en France à l'encontre des personnes atteintes par le VIH, nous sommes désormais en droit de nous poser une question : pour l'Elysée, il y a de bons et de mauvais malades du sida ?» interroge Act Up.

Dans la ligne de mire de l'association, l'accès aux soins des malades qui «se dégrade, les cas d'étrangerEs malades expulséEs ou misES en rétention se multiplient au mépris de la loi, l'obtention d'une carte de séjour pour soins relève de plus en plus du parcours du combattant» sans évoquer par ailleurs le projet de franchises des soins.

Rappelant le «renvoi forcé de nombreuses personnes, malgré les avis des médecins inspecteurs de santé publique, ainsi que de mises en rétention abusives» avec à l'appui des cas précis recensés récemment, Act Up avance que le droit aux soins des étrangerEs est un principe inscrit dans la loi, et les visas pour séjour pour soins relèvent de ce droit : «Ces «visas» ne doivent pas être des oboles humanitaires distribuées à la discrétion d'une «first lady» médiatique». Alors que le gouvernement discutera en septembre d'une loi durcissant les conditions du regroupement familial et réduisant encore plus les possibilités des étrangerEs malades de vivre auprès de leurs proches, le double discours de la présidence sur ce sujet est pointé du doigt.

«Nous sommes des malades du sida. Nous refusons que le droit des malades séropositifVEs soit réduit dans le débat politique à une question d'exception humanitaire si facilement médiatisable» conclut Act Up avant de rappeler ses revendications sur ces sujets.

EN SAVOIR PLUS

Le site d'Act Up Paris : http://www.actupparis.org.

Notre Portail Prévention : http://prevention.citegay.com.

(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

23.07.2007

Abbott retire sa plainte contre Act Up-Paris

Réseau Thaïlandais des Séropositifs et Act Up-Paris appellent à de nouvelles manifestations anti-blocus...
Clos sur le terrain judiciaire, le litige opposant le laboratoire Abbott qui s'estimait victime d'une cyber-actions des militants anti-sida d'Act Up Paris et les associations risque de continuer sur le terrain médiatique.

Hier, à Sydney, en Australie, à l'initiative de malades du sida de Thaïlande et de France, le PDG d'Abbott a participé à une réunion destinée à résoudre la crise opposant le laboratoire qui bloque l'accès d'un de ses médicaments aux malades thais et les militantEs. C'est dans la ville australienne de Sydney que la plus importante conférence scientifique axée sur le sida s'est ouverte dimanche, où plus de 5.000 experts de 130 nationalités différentes sont attendus

« Durant ce rendez-vous, Abbott a refusé de lever le blocus que le laboratoire exerce contre les malades du sida en Thaïlande, en les privant de l'Aluvia, un médicament anti-sida vital» indique les associations dans leur communiqué tout en informant de la levée des poursuites contre l'association parisienne.

«Je vis avec le VIH, et il y a quelques années, j'ai eu la vie sauvée grâce à un médicament d'Abbott», rappelle le co-président d'Act Up-Paris, Hugues Fischer. «De mon point de vue, le fait qu'Abbott empêche délibérément les Thaïs de se procurer un médicament qui sauverait leur vie équivaut à un meurtre. Abbott doit lever son blocus immédiatement - le fait de simplement lever la plainte déposée contre Act Up est presque hors sujet», insiste Hugues Fischer, évoquant le procès intenté par Abbott le 23 mai contre l'association française de séropositifs.

Pour Wirat Purahong, président du Réseau Thaïlandais des Séropositifs, «En retirant sa plainte, Abbott démontre simplement que le droit est du côté des personnes vivant avec le VIH, et que le blocus d'Abbott contre nous, séropositifs thaïlandais, est moralement intenable». «L'accès à l'Aluvia pour les malades thaïs est mille fois plus important que l'accès au site commercial d'Abbott. Le laboratoire doit cesser son chantage actuel, selon lequel les malades Thaïs n'auront accès à l'Aluvia qu'une fois que le gouvernement de la Thaïlande aura accordé à Abbott un monopole sur ce produit», rajoute-t-il.

A l'avant-veille de cette réunion australienne, Act Up Paris avait dénoncé comme mensongère l'annonce d'une porte-parole d'Abbott affirmant au quotidien Le Monde être en négociation avec l'association pour le retrait de la plainte.

«Les associations de séropositifs du monde entier vont continuer à se battre pour assurer l'accès universel aux médicaments VIH, en dépit de la cupidité des laboratoires pharmaceutiques» concluent Act Up-Paris et le Réseau Thaïlandais des Séropositifs prédisant donc que la communauté activiste internationale organisera de nouvelles cyber-manifestations sur le site internet d'Abbott, jusqu'à ce que le laboratoire lève son blocus sur l'Aluvia en Thaïlande.

Cette annonce intervient alors que le Rwanda est devenu le premier pays du monde à bénéficier de la décision de l'OMC permettant d'importer des médicaments génériques contre le sida, près de quatre ans après l'adoption de cette dérogation au droit des brevets.

EN SAVOIR PLUS

Le site d'Act Up Paris : http://www.actupparis.org.

Nos articles liés au sujet :
- Un front uni contre Abbott estime Act Up
- Act Up-Paris poursuivi par le laboratoire Abbott suite à une cyberaction
- Act Up se déclare menacée par le laboratoire Abbott

Notre Portail Prévention : http://prevention.citegay.com

(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

20.07.2007

France (Confirmation par Nicolas Sarkozy devant les cadres de l'UMP de l'Union civile) ...

... Budapest (Mariage lesbien symbolique en guise de réponse aux extrémistes) - Colmar (Appel à témoins suite à une agression homophobe)
France - Confirmation par Nicolas Sarkozy devant les cadres de l'UMP de l'Union civile : GayLib se réjouit dans un communiqué que le Président de la République ait confirmé devant les cadres de l'UMP réuni le 18 juillet dernier au Carrousel du Louvre le projet d'Union civile dont le calendrier ni le contenu n'est pour l'heure arrêté. «Dans le cadre d'un discours particulièrement volontariste mais aussi pédagogique sur «l'ouverture», Nicolas Sarkozy est revenu longuement sur la façon dont il avait appréhendé les sujets liés à l'homosexualité durant la campagne» indique GayLib dans son communiqué. A ce sujet, Nicolas Sarkozy aurait estimé comme «naturel» le fait que l'UMP se saisisse des sujets LGBT, sujets de société, et aurait rappelé son attachement qu'il porte au contrat d'Union «dont il s'est plu à souligner qu'il s'accompagnera d'une cérémonie en mairie». Si GayLib rappelle également que l'Union doit à ses yeux être ouverte à tous les couples homos ou hétéros, GayLib ne s'est pas prononcée sur la demande des associations qui tout en réclamant l'ouverture du mariage civil réclament, à défaut, une amélioration du Pacs et rejette un statut discriminant et ghettoïsant réservé aux seulEs homosexuelLEs. Sur le sujet de l'Union, comme celui subsidiaire d'une amélioration du Pacs, il faudra tout le poids politique du nouveau Président pour faire adopter par sa majorité un texte que cette dernière a toujours idéologiquement et historiquement exclu et alors même que l'Entente parlementaire de droite constituée lors des velléités associatives sur le mariage gay et le droit à l'adoption a recueilli des signatures par centaines sur les bancs de l'UMP et du centre. Voir également sur le sujet notre article : Le contrat d'union civil révolutionnaire, le mariage gay réactionnaire ?. Le site de GayLib : : www.gaylib.org.

Budapest - Mariage lesbien symbolique en guise de réponse aux extrémistes : Alors que le 7 juillet dernier la Pride de Budapest s'est accompagnée de violences d'extrémistes néonazis pour lesquelles la police continue à enquêter, un couple lesbien a procédé à un mariage symbolique le week-end dernier en réponse aux opposants LGBT. Eva amarrent et Reka Kinga Papp se sont embrassées devant les photographes avec en arrière plan le parlement hongrois et ont échangé leurs voeux. Bien qu'hétérosexuelles, elles ont participé à cette action organisée par le Parti Humaniste hongrois en réaction aux évènements survenus lors de la Pride locale où les contremanifestantEs étaient membres principalement du Mouvement pour une Hongrie meilleure et du Front national hongrois. Ces derniers critiquaient à l'occasion le fait qu'un secrétaire d'Etat du bureau du Premier ministre, Gabor Szetey, se soit déclaré homosexuel quelques jours auparavant, et que le parti minoritaire au sein de la coalition au pouvoir conduite par les socialistes veuille faire légaliser le mariage homosexuel. Lors de cette cérémonie informelle de mariage, Katalin Levai, ministre du gouvernement socialiste, a appelé à une modification du code civil hongrois pour ouvrir le mariage civil aux couples homosexuels. Voir également sur le sujet notre article : Tensions inhabituelles à la Pride de Budapest.

Colmar - Appel à témoins suite à une agression homophobe : Le 21 juin dernier, un jeune gay alsacien s'est fait insulté et agressé par un groupe de 6 à 8 adolescents sur un lieu de drague local. Réfugié dans son véhicule, la victime a pu contacter la police qui a réussi a arrêté 4 des agresseurs. Si un automobiliste témoin des faits a pu être interrogé la police et le RAVAD (Réseau d'Assistance aux Victimes d'Agressions et de Discriminations) et le CCH (Collectif Contre l'Homophobie) lancent un appel à témoins, d'autres agressions de même nature ayant pu être commises par le même groupe. Si vous avez été victime ou témoin d'une scène de même nature vous pouvez témoigner anonymement au : 06 89 81 36 90 ou collectifcontrelhomophobie@hotmail.com. Le site de SOS-Homophobie : www.sos-homophobie.org. Appelez la ligne d'écoute anonyme de SOS homophobie au 0 810 108 135 (Prix d'un appel local) ou au 01.48.06.42.41. Notre Dossier Homophobie : www.homophobie.citegay.com.

(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

19.07.2007

Mobilisation contre la répression des homosexuels iraniens

Célébrations en mémoire de deux gay iraniens pendus il y a deux ans alors que d'autres exécutions sont imminentes...
Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni, deux adolescents iraniens de la province du Khuzestan, ont été pendus publiquement sur la place de Mashhad, dans le nord-est de l'Iran, le 19 juillet 2005. Ce cas a mobilisé la communauté internationale eut égard à l'âge des garçons, et au fait qu'ils auraient été condamnés à mort en raison de leur homosexualité supposée ou avérée. Le pouvoir iranien avait, pour sa part, affirmé que la peine a été prononcée pour le rapt et le viol d'un mineur de 13 ans. Avant leur exécution, Mahmoud et Ayaz avaient passé 14 mois en prison. Ils avaient, en outre, reçu 228 coups de fouet chacun, pour trouble de l'ordre public, consommation d'alcool et vol.

En mémoire aux deux jeunes assassinés par le pouvoir iranien, est célébrée dans quelques villes du monde, le «Candle Day», journée du souvenir reprise notamment par des activistes gay français de spartakus.

Alors que ce cas avait conduit la communauté internationale à fermement condamner les exécutions liées à l'orientation sexuelle, l'Iran s'apprête à récidiver et persiste dans sa répression contre les LGBT à coups de rafles dans les milieux gay, coups de fouets etc etc

Ainsi ; le 11 juillet dernier, devant les caméras ont été exhibés cinq membres de ce que les médias du pays appellent le «gang Kafkar», accusé de crimes de sodomie et de viols sur mineurs. De plus, vingt hommes condamnés à mort, pour crimes immoraux, sont dans les couloirs de la mort iraniens. Parmi eux se trouveraient six garçons accusés de rapports homosexuels.

L'International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) a dénoncé ce contexte de répression morbide. L'IGLHRC appelle à faire pression sur les gouvernements occidentaux pour prendre la défense des LGBT locaux comme pour qu'ils accordent le statut de réfugiés politiques aux LGBT iraniens qui en feraient la demande.

La prise en compte dans les relations diplomatiques françaises des droits des LGBT fait partie des revendications récurrentes des associations françaises. En ce sens, l'interpellation par Nicolas Sarkozy de son homologue Vladimir Poutine à ce sujet à été perçu comme un signe positif et un premier pas pour une systématisation de cette prise en compte dans nos relations extérieures.

EN SAVOIR PLUS

L'International Gay and Lesbian Human Rights Commission : http://www.iglhrc.org/.

Le site de spartakus : http://spartakism.wordpress.com/tag/iran/.

Film de court-métrage réalisé par Hervé Joseph Lebrun pour "Idôles et icônes", "Festival du Film Gay et Lesbien de Paris", 2007. D'après "Le condamné à mort" de Jean Genet. Chant : Étienne Daho.

 

(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

Toutes les notes