« Annonces de Roselyne Bachelot lors des Etats Généraux d'ELCS | Page d'accueil | Des données toujours inquiétantes en prélude de la Journée Mondiale contre le Sida »

27.11.2007

Vers la possibilité pour les homosexuels de donner leur sang

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a annoncé hier que les homosexuels pourraient bientôt donner leur sang...
Revendication maintenant ancienne des associations LGBT, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a annoncé hier en marge de la présentation des actions publiques autour de la Journée mondiale contre le Sida que les homosexuels pourraient bientôt donner leur sang.

SOS Homophobie comme Jean-Luc Romero avec Elus Locaux Contre le Sida avaient beaucoup oeuvré et sans succès jusqu'ici pour que cette règle jugée de nos jours discriminatoire soit levée.

A la notion de population à risques empêchés de donner leur sang sera substituée celle de «pratiques à risques» non discriminante concernant l'orientation sexuelle. Seuls les candidats donneurs n'ayant pas de multipartenariats, en couple stable et sans pratiques à risques seront autorisés à donner leur sang, qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels.

Un groupe de travail s'est réuni «récemment» a affirmé la ministre pour qui des mesures en ce sens seront annoncées «sous quelques jours».

Interrogé ce matin au micro de France Info, l'association SOS Homophobie s'est félicitée de cette décision mais attend de voir dans les faits comment cette décision sera appliquée et avec quelles directives.

D'autres pays, le Portugal, la Suède, l'Italie, ont également fait évoluer dans le même sens leur doctrine sanitaire sur le sujet.

EN SAVOIR PLUS

Nos articles liés au sujet :
- Vers l'abrogation de l'interdiction du don du sang par les homosexuels
- Exclusion des gays du don du sang confirmée par le ministre de la Santé
- Jack Lang pour la fin des discriminations liées au don du sang
- GayRussia réclame l'ouverture du don du sang aux homosexuels
- Don du Sang : Le Portugal stoppe la discrimination anti-homosexuels
- Le ministre de la santé interpellé sur l'interdiction des dons de sang par les gays
- Don du sang : nouvelle demande d'abandon du concept de «populations à risques»
- SOS Homophobie et l'Inter centres LGBT se mobilisent pour obtenir la levée de l'interdiction du don de sang aux homosexuels

(Webmasters ! Vous souhaitez intégrer les Actualités LGBT CitéGAY sur votre site et les Communiqués de Presse associatifs ? Rien de plus simple, renseignez-vous : Ici)

Commentaires

Bonjour,

Sur le site de l'EFS ( http://www.dondusang.net/faq.htm ) il est toujours indiqué ceci :

======================================

Quel est le motif du refus d’un homme ayant ,ou ayant eu, des relations sexuelles masculines ?
_______________________________________________

La décision médicale ne doit s’appuyer que sur des arguments scientifiques, épidémiologiques en l’occurrence. Vis-à-vis du virus de l’hépatite B et du virus de l’immuno-déficience humaine, les relations homosexuelles masculines sont encore aujourd’hui un facteur de risque d’exposition, de même que le multi-partenariat hétérosexuel, et qui constitue également une contre-indication au don.
La finalité du don est altruiste : on ne donne pas pour soi mais pour venir en aide aux malades qui ont besoin d’être transfusés. La politique de sélection des donneurs n’a qu’un seul but : ne faire courir aucun risque au malade qui va être transfusé.
Nous appliquons donc ce qu’on appelle le « principe de précaution », qui nous fait exclure du don des candidats pour lesquels le risque n’est pas prouvé, mais seulement suspecté ou statistiquement important (ancien transfusé, séjour prolongé au Royaume Uni ou en Amérique Latine…).

Concernant l’exclusion des hommes ayant des relation sexuelles masculines, il ne s’agit bien évidemment pas d’un jugement moral. D’ailleurs, l’homosexualité féminine ne représente pas une contre-indication.
En réalité, nous nous appuyons sur les dernières données épidémiologiques fournies par l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) dans son étude sur la surveillance de l’infection à VIH-sida 2005 :
- presque la moitié des homosexuels découvrant leur séropositivité au VIH ont été contaminés dans les 6 mois précédents ;
- chez les hommes découvrant leur séropositivité au VIH, 43 % sont homosexuels ;

Pour veiller sur ce principe de précaution et de préserver toujours la santé du receveur au don, les relations sexuelles entre hommes sont donc causes de contre-indication définitives au don du sang.


======================================

Cette "étude sur la surveillance de l’infection à VIH-sida" de l'InVS n'aurait elle donc pas été refaite depuis 2005 ?
Ou est-ce l'EFS (qui lance pourtant "un appel urgent au don" de sang en évoquant la "situation alarmante" des stocks sanguins. ) qui s'obtine a refuser les millions de donneurs potentiels que représentent les gays ?

Mme Bachelot changera-t-elle réellement ce que les differents ministres l'ayant précédé n'ont jamais acceptés de changer ???

Ecrit par : CHARLY_gay | 04.12.2007